(parole du soir – 16 nov. 2019 à 22h37)

—> 1. « İl », péroraison (à la fin), aveux 220.

Je vais vous faire un aveu, en fait, je ne suis pas un homme (comme vous le supposez) !
Je vais vous faire un aveu, je ne suis pas un homme, je ne suis qu’un tas de chair et d’os ; et au-dedans, on y a mis quelques soupçons de vie, qui fait… du fait que je m’anime comme les autres, de la même manière. Mais je vous dévoile un secret : on m’instrumente, j’imite les formes qui me ressemblent, sans pour autant en éprouver les mêmes émotions, les mêmes affects. J’ai suivi (pourtant) la même éducation que quiconque de cette espèce ait pu subir depuis sa naissance. Eh, au début, dans ces instants où l’on sort d’un ventre, quelqu’un, quelque chose a subtilisé le corps initial, et en a mis un autre, celui que je suis (son âme au corps initial, la remplaçant par une autre, comme une sorte de dédoublement de la précédente, elle façonne celui que je suis). J’ai eu vent du secret, peu à peu, quelques doutes me vinrent au fil des années et c’est en vieillissant, devenant un vieil homme, que je (le) compris ce pour quoi l’on m’avait mis ici. Des usurpateurs, des entités que l’on ignore et dont j’ignore les concepts, ont tenté de me mettre dans des situations (hasardeuses), pour voir comment cela faisait un être que l’on manipule ainsi. Je ne sais pas si l’on fit cela pour d’autres êtres, comme ce le fut pour moi. Je vous le confirme, je ne suis pas un homme, une humaine bête, même si je lui ressemble en toute forme, je n’en éprouve aucun de ses affects.

(parole du soir – 16 nov. 2019 à 22h41)

—> aveux (suite) et mensonges

Je disais, « je n’en éprouve aucun de ses affects », ou plutôt, je ne cesse de les imiter dans un apprentissage bien consenti ; je les éprouve sans émotion véritable, je fais comme les autres (je m’active), vie, naît, et vais mourir en imitant la tristesse, la joyeuseté, toute émotion dans ce bas monde, dont je ne fais qu’imiter, à travers des faux-semblants les humeurs que l’on m’apporta, ce pourquoi je vivais ici. Imitateur, donc, menteur, donc, corrupteur, vous n’aurez pas à me rechercher pour me cerner, emprisonner, isoler, étudier ; au moment où vous lirez, entendrez ceci, je ne serai plus… de votre forme, je serai ailleurs, insinué dans quelques invraisemblances là où l’on me mettra (je suppose), là où je me sauverai si je le peux, là où le coup du sort me mettra, disloqué, dissocié. Il ne s’agit pas d’une mort ni rapide ni lente. Il y a que l’égrainement des choses qui me forment me fait (font) dire ceci. Eh, la corruption, si je la sens au-dedans de la forme qui m’assemble, elle sera certainement, très certainement tout ôtée, tout évadée, le jour où je me dissocierai des éléments qui m’assemblent, pour m’en aller ailleurs, au-delà du monde qui vous correspond (où vous sévissez, vos formes ressemblent à la mienne, c’est troublant). C’est cela que je veux dire…

(version)
Je disais, « je n’en éprouve aucun de ses affects », ou plutôt, je ne cesse de les imiter dans un apprentissage bien consenti. Je les éprouve sans émotion véritable ; je fais comme les autres, m’active à la vie, nais et vais mourir en imitant la tristesse, la joyeuseté, toute émotion dans ce bas monde, dont je ne fais qu’imiter à travers des faux-semblants les humeurs que l’on m’apporta, ce pour quoi je vivais ici. Imitateur, donc ! Menteur, donc ! Corrupteur, vous n’aurez pas à me rechercher pour me cerner, emprisonner, isoler, étudier… Au moment où vous lirez ou entendrez ceci, je ne serai plus… de votre forme ; je serai ailleurs, insinué dans quelques invraisemblances là où l’on me mettra (je suppose), là où je me sauverai si je le peux, là où le coup du sort me mettra, disloqué, dissocié. Il ne s’agit pas d’une mort ni rapide ni lente. Il y a que l’égrainement des choses qui me forment me fait dire ceci. Eh, la corruption, si je la sens au-dedans de la forme qui m’assemble, elle sera certainement, très certainement tout ôtée, tout évadée, le jour où je me dissocierai des éléments qui m’assemblent, pour m’en aller ailleurs, au-delà du monde où vous sévissez ; vos formes ressemblent à la mienne, c’est troublant. C’est cela que je veux dire…

(ajout du 18 nov. 2019 vers 11h30)
Tout sort de ta tête et tu n’y peux rien
Tu te dis « ce n’est pas bien ? »
Ce sort infernal il veut créer des liens ?
Des connexions, les neurones ils s’en foutent pas mal…
(à la place de neuronale)
La plupart d’entre eux veulent se faire la malle…
Tiens donc, ce propos n’est pas banal ?

(parole entre deux sommeils – 17 nov. 2019 à 01h48)

—> aveux (suite)

Ah oui ! Que disait-il à la fin, je ne me souviens plus très bien ?
Mais si ! Vous l’avez transcrit, ce qu’il disait, vous lui avez tendu… vous lui avez tendu votre petite machine enregistreuse sous le nez, et il nous raconta tout ce qui vient d’être dit, déjà. Vous ne vous souvenez… vous ne vous en souvenez plus ?
Mais c’était qui, déjà ?