(parole en marchant, à 14h32)

—> 2. « petit chemin » :
—> durée : 1’56

(« Quoi ? Tout remettre en cause ? Du comment que l’on cause, du plan de fabrique, de la façon qu’il nous compose, aussi, jusqu’à soumettre à la question toutes ces choses qui vous indisposent ; mais si ! »)

Quelle idée de mettre un nom à toutes choses, m’en voilà répétant cet oiseau, toi qui fais « tuite tuite tuite !… tuite tuite tuite ! » Quel nom t’a-t-on donné ? je n’en sais rien forcément, je m’imagine, tu ne seras que cet oiseau qui fait « tuite tuite » tout le temps, à chaque fois que je passe ici et c’est bien suffisant ; est-il nécessaire de toujours nommer les choses, pour qu’autrui y reconnaisse quelque chose ? On s’adonne parfois à d’inutiles propos, à d’inutiles nommages qui ne sont pas des hommages à ceux que l’on dénomme ainsi ; ce serait plutôt pour plus les ré… euh, les re-pérer… Eh, user d’une prédation éventuelle sur eux, nous nous y sommes accoutumés ; voix du déplaisir, aujourd’hui, je cesse de nommer pour me taire, aussi !

(parole en marchant – 5 janv. 2021 à 14h40)

—> 2. « petit chemin » :
—> durée : 4’28

Sera mis à la fin (« de quoi ? », me dis-je à moi-même) :
Si vous lisez les préalables dans l’ordre chronologique où ils furent apportés, vous aurez un phénomène inverse curieux : qu’en fait, de naissance, il prépare, pour que cette naissance puisse aboutir, une extinction, un effacement, le passage d’un monde à un autre, un qui disparaît, laissant la place à un autre qui naît ! C’est cela aussi, cet enchaînement-là, qui, à travers des mots futiles, ne cesse de nous dire ce qui est vraiment utile, pour perdurer ou pour s’en aller, selon le sens (la direction) que l’on prendra, du plus ancien au plus nouveau, ou l’inverse, le sens (la signification) n’en deviendra pas (pour autant) idem, comme un dernier amusement ; au temps que l’on se donne, à finir ou commencer des choses insoupçonnées, dans cette vie, sans cesse sans cesse recommencée, malgré tout, où tout s’enchaîne ; que l’on se rassemble ou se délite, vous aurez toujours les mêmes mécanismes, dans un cycle sans cesse répliqué (cellule après cellule, molécule après molécule, jusqu’aux particules élémentaires, au-delà, l’horizon se brouille, le sort est incertain) ; ces enchaînements issus d’un plan de fabrique, celui qui nous construit, qui conserve au creux de lui, tous les possibles d’un être, du pire au meilleur, comme une graine, elle conserve un patrimoine possible (version : ces enchaînements issus d’un plan de fabrique, celui nous construisant conserve au creux de lui tous les possibles d’un être, du pire au meilleur, comme une graine, elle conserve un patrimoine possible) ; si le temps s’y prête, d’elle éclora quelque chose, bien plus qu’une pause, devant l’objectif d’une caméra, d’un cinématographe imaginaire que l’on aurait inventé uniquement pour (visualiser) ce tracas-là, de la naissance d’une graine que voilà !
J’aime à concevoir cet imaginaire-là, devant moi, prenant le temps de voir comment ça fait, d’éclore comme on le fait ?
(l’on entend le bruit d’un avion en furie, passant au-dessus de sa tête, très haut dans le ciel)

(parole en marchant – 5 janv. 2021 à 15h03) [S] ??
—> 2. « petit chemin » :
—> durée : 7’45

Toujours quelques traits d’un oiseau qui me plaît, ici, dans ce qui reste du petit chemin magique… « titititi tuite, titititi tuite ! » dit-il, sans que j’en connaisse son nom, mais cela n’a pas d’importance, son nom il le garde pour lui, il me dit « tititititi tuite ! »…

0’39, l’oiseau reprend sa mélodie et varie, « tutututu titititui ti ti… »

1’19 (il retrouve la scène d’un abattement, il y a peu déjà vu, rien n’a changé)
Tant mieux, le chemin est peu usité, l’arbre… l’arbre tombé n’a pas encore été découpé, celui qui barre le chemin ; mais moi je m’en fiche, je passe par-dessus, désolé qu’il soit ainsi abattu par le vent, très certainement ; il était déjà envahi par quelques Lierres du pays et par les forces naturelles, ne pouvant plus tenir debout, il s’écroula simplement dans ce mécanisme du vieillissement où un arbre déjà mour… déjà mou… où un arbre déjà mort ! debout ! se délite peu à peu, et tombe… à bout ! voilà !
3’00 (un oiseau s’approche de lui et l’interpelle, « tidi lu… tidi lu i… tui tui… tui tui… tidi lu… », d’autres jacassent tout autour)

de 3’05 à 3’29
de 4’10 à 4’19

4’22
L’oiseau me dit « tididi é ! tididi é ! », comme je l’entends, eh, comme je n’entends pas aussi bien que lui, j’en oublie une partie des sonorités, je ne peux que régurgiter celles que je perçois encore un peu, « tididi é ! tididi é ! »…
5’38
Nous commençons à quitter la zone magique, les oiseaux y montent la garde et s’envolent devant moi, tout petit…

de 5’58 à 6’04, un Geai dans les Chênes lui dit « je t’ai vu ! », un petit oiseau piaille par-dessus lui, d’une voix très aiguë…
de 6’01 à 6’04

Le Geai me le dit, « va-t’en ! va-t’en ! on ne veut pas de toi, ici… » ; mais les autres oiseaux, les tout petits, m’accompagnent, ils se méfient de lui, tout ce qui est plus gros qu’eux, ils s’en méfient, oui… Trois, là, me suivent de branche en branche, sans un mot, c’était vous qui disiez « tiditi é ? », vous vous en retournez, vous me laissez à l’entrée… de la zone magique, n’est-ce pas… n’est-ce pas ?
7’35 (un oiseau conclut par un « tititi ti ! » bien soutenu…)

(parole en marchant – 5 janv. 2021 à 15h23)
—> 2. « petit chemin » :
—> durée : 1’51

(il est parfois des notes obscures, où l’on a perdu le fil de leur raison d’êtres, une partie du résonnement est restée dans les limbes, quelque chose d’inspirant lui traversait la tête !)

Note, à propos des « deuxièmement, petit chemin », et « troisièmement, vieux singe » : mettre entre parenthèses dans chacun, et vice versa deuxièmement à la fois troisièmement et troisièmement à la fois deuxièmement ; qu’ils peuvent se lire en parallèle d’une manière chronologique, car l’un et l’autre sont reliés par des arguties communes, on ne sait trop les délier ; ce classement entre premièrement, deuxièmement, troisièmement est quelque peu abusif ; cette manière de classifier dans de petites boîtes à thème m’agace parfois ou agace parfois, peut agacer, disons-le ainsi. Alors on peut hésiter à commencer par l’un ou l’autre, lire en parallèle, ne tenir compte que des dates où cela fut régurgité, à la prosodie que l’on a ajoutée, au choix…

Sonagrammes audiométriques :