(parole entre deux sommeils – 9 mars 2021 à 1h06)

—> texte de fin du petit chemin (emblématique) ***
—> durée : 8’34

210309-010603f.MP3 (à nettoyer)

(il bafouille, au début, il ne trouve pas les bons mots)
Le chem… petit… le petit chemin est repris… le petit chemin…
Ce petit chemin a été repris (parcouru) depuis longtemps, depuis longtemps déjà une multitude, euh… le prenait (sillonnait) déjà ; et quand nous étendons (élargissons) ce petit chemin-là, il correspond à une infinité de voies (ou voix), de cheminements qui se superposent, s’ajoutent les uns aux autres, s’entassent les uns derrière les autres, pour finalement n’y laisser qu’une trace, la trace de cet amoncellement (curieux, au moment de la transcription, le robote remplace « trace » par « aucune » ?) ! Comment dire autrement ? Le petit chemin, eh, en fait, c’est celui que chacun poursuit (traverse, parcours)… « Petit », nous disons, c’est à sa mesure, « grand » pour d’autres, s’ils le souhaitent ainsi ; petit, parce qu’à notre échelle, nous sommes insignifiants et la trace que nous laissons est à la mesure de notre petitesse.
Alors, petit chemin, oui en effet, il se poursuit tout le long et s’y ajoute, de trace en trace, quelques mémoires disparates. Beaucoup vont se perdre, se diluer dans des quantités indétectables, on ne peut tout percevoir à la fois. Il faudra, au futur promeneur, une infinie patience pour déterminer l’ampleur de tous ces passages, les décortiquer, les analyser, les rechercher avec minutie comme un archéologue le ferait ; mais cet archéologue-là devra défricher bien plus que les vestiges de sa propre espèce, il devra aller au-delà, car tout finit par y amener à cet entrelacs de cheminements, qui se rejoignent tous aux mêmes endroits. Il faudra faire des choix quant à déterminer ce qui aura de l’importance ou non, éveillera votre curiosité ou non ; vous en verrez sans cesse rabâcher la même chanson, le même chant rapporté de la balade au bout de chaque pas…
Petit chemin, en effet, tout passe par lui, tout chemine à travers lui, symboliquement évidemment, au travers vous devrez y trouver votre propre voie. On aurait pu mettre un titre identique au nom de ce petit chemin, l’appeler « petit chemin ! » (tout court), ou à la place de « petit chemin, magique, au fond des bois », essayer autre chose, « petit chemin, toujours magique, au fond de quoi ? » Ce que tu vois, ce que tu ressens, ce que tu perçois, au fond de toi, au fond de tout, partout, ce petit chemin passe, même au creux de ma voix, il repasse… et parfois trépasse ; alors je me relève, je reprends une aubaine passant par là, et la suis, je chemine et je m’y introduis au creux de lui, ce cheminement incessant que nous faisons tous ; c’est ça le petit chemin : petits mots, petites sensations, douceurs de la vie, petit chemin, gentil petit chemin, par là où je vis, tu y étais déjà ce par quoi je vis, j’existe, petit chemin, petit chemin…

(parole entre deux sommeils – 9 mars 2021 à 1h17)

—> (suite)
—> durée : 1’53 ; après filtrage : 0’43

Il prend de l’importance, le petit chemin, dans l’ouvrage initial on n’y pensait même pas, et peu à peu, il enfla, enfla, et de partout, toutes les provenances y passent par lui, le petit chemin ; même le nom que l’on (qu’on lui) a adossé, le titre, ce n’est pas un nom ; le titre de l’ouvrage auquel on l’a adossé indique un cheminement, une trace, une mémoire qui indique… par où c’est déplacé quelques souvenirs qu’il faudrait peut-être regarder, rechercher, ne pas oublier… Le petit chemin permet (permettrait) d’accéder à tout ça, en quelque sorte !

(parole du matin – 9 mars 2021 à 11h43)

—> interview imaginaire
—> durée : 1’09

210309-114320f.MP3

Eh, pourquoi dites-vous que ce récit ne plaira pas ?
Je dis qu’il n’est pas fait pour plaire, il n’utilise pas les canons de la rhétorique, fait pour vous séduire…
Vous (avez désiré) apportez une histoire bien construite (pourtant) !
Ce n’est qu’un ramassis de notes éparses… ce n’est qu’un ramassis de notes éparses ! Je répète, puisque vous n’entendez pas !
Déjà, vous vous lassez, je le sais d’avance, et je m’en fous ! Vous en ferez ce que vous voudrez. C’est ma petite trace à moi, voilà !

(parole du matin – 9 mars 2021 à 11h44)

—> (suite du précédent)
—> durée : 0’25

210309-114453f.MP3

Oui, ce récit n’utilise pas les canons de la rhétorique habituelle, l’ai-je déjà dit ?
Oui, vous vous répétez !
Ah ! C’est qu’on n’aurait pas compris ?
Mais si ! Mais si ! Arrêtez donc ce souci, c’est agaçant !

(parole en marchant – 9 mars 2021 à 14h55)

—> (note)
—> durée : 0’31

210309-145536f.MP3

Enlever le terme « haïku », trop typé ; remplacez-le par : « poème », « expression, refrain », terme afférent, ne plus laisser « haïku », on n’est pas japonais, asiatique (de là-bas, ce lointain orient-là)…