(parole en marchant – 19 avr. 2017 à 18h36)

—> 1. « İl », peregrinatio, livre 4 : 142. [af fé o] choses féminines, dans son songe… elle lui caressa la joue…

(récit original) (au rythme des pas)
(dans son songe)

Elle lui caressa la joue ; bien qu’elle fût plus jeune que lui, il lui semblait que c’était comme son enfant… elle qui pouvait donner la vie, (snif) lui n’en était qu’une introduction… lui n’en était qu’à une introduction banale et sans attrait (snif) ; ils avaient dépassé toutes ces sortes d’attraits d’une sexualité débordante…

Elle lui caressait la joue (snif) ; bien qu’elle fût plus jeune que lui, c’eut été pour elle comme son enfant (snif)… un air d’une charmante mélodie résonnait autour d’eux (l’oiseau ajoute « tilodulii ! ») comme pour leur entendement… comme pour leur entendement (snif) ils inaugur… ils inauguraient… ils inauguraient ! un nouveau concept dans la vie (snif) (l’oiseau dit « tileduli tileduli ! »), celle d’une entente sans ménagement, au-delà de cette idée du couple (l’oiseau dit « tileduli tileduli ! ») qui pour beaucoup n’apporte… n’apporte que des mécontentements (snif), eux inventèrent un nouveau… un nouvel air (snif)… une nouvelle ère (snif), au-delà de leur propre contentement…

(snif) Elle lui caressait la joue, c’eût été pour elle, bien qu’elle fût plus jeune que lui, comme son enfant… Un petit air de contentement que ne jalousèrent aucunement les mouches et les abeilles autour de leur campement…

(version proche)

Elle lui caressa la joue ; bien qu’elle fût plus jeune que lui, il lui semblait que c’était comme son enfant… elle qui pouvait donner la vie, lui n’en était qu’à une introduction banale et sans attrait ; ils avaient dépassé toutes ces sortes d’attraits d’une sexualité débordante…

Elle lui caressait la joue ; bien qu’elle fût plus jeune que lui, c’eût été pour elle comme son enfant… Un air d’une charmante mélodie résonnait autour d’eux (l’oiseau ajoute « tilodulii ! ») comme pour leur entendement… comme pour leur entendement, ils inauguraient un nouveau concept dans la vie (l’oiseau dit « tileduli tileduli ! »), celle d’une entente sans ménagement, au-delà de cette idée du couple (l’oiseau dit « tileduli tileduli ! ») qui pour beaucoup n’apporte que des mécontentements, eux inventèrent un nouvel air… une nouvelle ère, au-delà de leur propre contentement…

Elle lui caressait la joue ; c’eût été pour elle, bien qu’elle fût plus jeune que lui, comme son enfant… Un petit air de contentement que ne jalousèrent aucunement les mouches et les abeilles autour de leur campement…

(ah ! tiens ? Le début d’un air, comme d’une chanson…)

Elle lui caressa la joue
Ah la la, y’a doux
Ah la la, y’a doux
Bien qu’elle fût plus jeune que lui,
c’eût été pour elle comme son enfant…
Un air d’une charmante mélodie résonnait autour d’eux,
c’est l’oiseau qui leur dit « tileduli tileduli ! »

Elle lui caressait la joue
Ah la la, y’a doux
Ah la la, y’a doux
Bien qu’elle fût plus jeune que lui,
c’eût été pour elle comme son enfant…
Au-delà de cette idée du couple,
l’oiseau ajoute et dit « tileduli tileduli ! »
Au-delà des mécontentements,
eux inventèrent un nouvel air,
merci à l’oiseau, il ajoute « tilodulii ! »

Elle lui caress’ra la joue
Ah la la, y’a doux
Ah la la, y’a doux
Bien qu’elle fût plus jeune que lui,
ce fut pour elle comme son enfant…
Un petit air de contentement
que ne jalousèrent aucunement
les mouches et les abeilles,
autour de leur campement
l’oiseau répète « tileduli tileduli ! »

—> variations avec « caresser la joue » du futur, au présent, au passé

(version)
Dans son songe, elle lui caressera la joue, bien qu’elle demeurera toujours plus jeune que lui, il lui semble qu’il restera éternellement comme son enfant… elle qui pouvait donner la vie, lui ne s’en tenait qu’à une fécondation banale et sans attrait ; ils avaient déjà dépassé toutes ces sortes de travers d’une sexualité débordante…

À cet instant, elle lui caresse la joue, bien qu’elle demeure plus jeune que lui, il reste pour elle inlassablement comme son enfant… un air d’une charmante mélodie raisonnait autour d’eux comme pour leur entendement, ils inauguraient un périlleux concept dans la vie, celui d’une écoute sans ménagement ; au-delà de cette idée du couple qui pour beaucoup n’apporte que des mécontentements, eux inventèrent un audacieux argument, une nouvelle ère, par-dessus de leur propre assouvissement…

Auparavant, elle lui avait caressé la joue, bien qu’elle demeurât plus jeune que lui, il resta pour elle indéfiniment comme son enfant… un petit air de complaisance que ne jalousèrent aucunement les mouches et les abeilles autour de leur campement.

Lui, grand nigaud de passage, édifia un poème de son contentement, un snobisme citadin dans un monde sauvage…

—> Reprendre poème « Snobisme citadin » (les jours za bout mi nu)

il lui lut, laissa passer le temps… mais ce qu’elle ne lui dit pas c’est qu’il lui a déplu son idéal ne vaut rien…

Snobisme citadin (septième histoire)
« Les jours za bout mi nu » (texte manuscrit – 1987)

—> récit modernisé non transposé
—> voir version originale, dans 5. « ajoutements » › récits antérieurs, primitifs, oubliés…

La vie sauvage ! Cela exprime quelque chose d’érotique et de primitif. La vie sauvage ! Ce sont les choses de l’instinct, ce qui est le plus vivace en nous, prenant naissance dans les couches douillettes de peaux de bêtes de nos ancêtres, l’amour en nous ; j’ai rêvé, l’autre nuit, de ces âges et comment l’on pouvait être en ces temps-là, vêtus de peaux de bêtes ; et l’esprit encore bête – le sommes-nous encore, bêtes ? J’ai rêvé, savez-vous d’une autre vie, dans l’été des jours sans pluie. « La vie sauvage », loin de tout, loin de nous loin de la ville en somme, trouvant tout atroce, la lumière du feu la nuit, avec la peur de l’inconnu, comme ça étendus, à demi nu, sur un sol de sable et de roche dure, avec des insectes sur la peau, moustiques de minuit, trouvant d’une chierie cette vie faite de chasse sinon d’agonie avec la faim journalière et la maladie des saisons inhospitalières. Et puis ! Et puis, seul avec une amitié particulière pour une femme de hasard, la compagne familière ; alors, deux sur un coin de terre portant sans gêne, le pagne et les seins à l’air ; la vie menée avec hargne loin de toutes frontières sinon celle d’une mer loin des frontières imaginaires nées d’un esprit d’homme… Enfin le calme ! Sinon le coyote hurlant au soir, sans te voir tu serais contre moi, dans ta peur agrippée à mon corps, très fortement j’aurais l’œil alerte prêt à mordre dans un noir inquiétant… J’imagine l’histoire qu’aurait apportée un vent de guerre, brisant tout en somme laissant à nos deux vies une chance encore sur un sol au décor délabré une nature mal fichue comme seul trésor, seule nourriture, sans voiture sans boîte à image, tu vois ! ? Ni radio ondes, plus de bombes, plus de honte – un paradis dans l’enfer où tout est à refaire – quelle misère ! Mais mon amour sera dans cette vie sauvage, loin de toutes barrières et des mauvais présages – il aura ton beau visage, perlé d’eau auprès d’une rivière sage – survivants d’une colère imbécile, celle des hommes, futiles ! Et accrochée à ton cil, la sueur d’une eau docile. Alors je rêve, c’est bien pour apprendre cette vie, sans attendre qu’il soit trop tard… Que les années me laissent les instants de vivre, ne serait-ce qu’un temps, dix jours, à nous deux, cette vie loin de nous, loin de tout, en amoureux.