(parole en marchant – 30 juill. 2018 à 18h58)

—> 3. « singes savants », philosophia vitae :
—> à corriger

Tout comme l’homme a construit des véhicules pour se déplacer ; à notre insu, je pense que pour les bactéries, ils sont, nous somment leurs propres véhicules, tant nous sommes habités par elles. Tous les eucaryotes sont les montages évolués, complexes, le résultat d’une ingénierie bactérienne très sophistiqué, ils en sont les maîtres, ils sont partout ; et subtilité ultime, euh, de maîtrise, nous n’en considérons guère que la nôtre, alors qu’au fond, si vous regardez bien et mettez de côté votre vanité, vous verrez bien qu’elles sont à la source de beaucoup, beaucoup, beaucoup de choses… Sans elles nous ne sommes rien, et dans notre quotidien, le simple fait de subsister, de digérer est un processus bactérien ; elles sont cela, c’est déjà dit, les opérateurs, les instruments du premier cerveau, qui dans la constitution d’un eucaryote de notre type, animal, le tube digestif est le premier système nerveux complexe qui est élaboré, pour permettre d’enclencher le suivant qui est secondaire et utilisé pour des fonctions motrices de déplacement et de conception qui est le cerveau ; mais le cerveau (de notre tête) ne peut subsister que si le tube digestif a été constitué, c’est tellement vrai que des observations récentes nous ont montré que dans… quand l’embryon se développe, une migration des cellules nerveuses intestinales se fait, pour atteindre la zone cervicale et le développer. Cette migration est instrumentalisée, c’est certain ; on a spécialisé des organes, pour permettre, amélioré une mobilité ; ne regardez pas plus loin. Notre instrumentation, nous ne voulons pas la voir, car nous pensons être les maîtres de nous ; moi je dirais foutaise ! N’ayant aucun orgueil, ni vanité, ni ego développés, je m’en remets à votre considération et votre clairvoyance, en énonçant les faits simples que je viens de vous donner ; vérifiez de votre côté et vous verrez bien que je ne suis pas totalement dans l’erreur. Il se passe quelque chose comme ça, et notre instrumentation se situe dans ces deux considérations dites précédemment : le déplacement, le véhicule que nous représentons pour le monde infime qui nous habite, et la conception d’outils nécessaires à ce déplacement, à ce développement ; nous ne servons qu’à ça ! Je le répète, nos histoires sont très secondaires, elles sont dans un principe d’autoéducation, une sorte de leurre qui nous apporte une satisfaction à notre ego, pour qu’il subsiste. Il n’est pas rare de voir dans la nature, pareille duperie : des plantes se font passer, à travers une chimie et des formes imitatives, pour des insectes qu’ils veulent attirer, ou tout autre animal ; à leur tour comme certains insectes, des chenilles se font passer pour un serpent, une partie de leur corps représente une tête de serpent (servant à intimider leurs éventuels prédateurs), cela s’est vu, vérifier ! Il existe des images de cela… L’imitation est le leurre qui va avec, est courant dans la nature, dirais-je même et je ne m’étonne pas que cette capacité de leurrer ses propres espèces, au vivant, soit appliquée sur nous. Le but est de pas trop nous en apercevoir, et dans la multitude, même le fait que j’aurais découvert le pot aux roses, si c’est le cas, ne sera tellement peu divulgué et tellement peu accepté, que le vivant n’a pas à s’en faire, il rit de nous ; nous croyons rire de lui, mais lequel des deux est le plus intelligent (le maître d’œuvre ou sa progéniture) ? L’intelligence n’est pas là où l’on croit, elle se situe dans le déterminisme des choses qui font que nous existions ; nous existons, donc, je le dis autrement, dans une visée purement déterministe, de servir d’instrument à un développement du vivant ; nous comme tout autre être, nous nous complétons, nous faisons partie de cet immense ensemble du vivant terrestre et chacun est interdépendant ; les volontés hégémonistes de notre propre espèce seront fatalement contrecarrées pour qu’il ne déséquilibre pas le montage global du vivant. Alors vous me direz « (ou : qu’il y aurait alors) qu’une intelligence est derrière tout ça », je ne sais pas si l’on peut parler d’intelligence, mais cela participe à un fait naturel que l’on retrouve partout dans l’univers, c’est la complexification des choses, la démultiplication des choses, qui obéit à une autre loi physique déjà abordée : le phénomène d’entropie. Une dépense énergétique entraîne toujours une dégradation de la matière mise en jeu, la dégradation ou un changement de position de l’élément mis en jeu, par exemple : la chute d’eau, l’eau n’est pas dégradée, mais la position de l’eau est dégradée (déplacée) par le phénomène de pesanteur, elle change de place et ce phénomène de changer de place, produit… est utilisé pour produire de l’énergie ; l’énergie est dans ce déplacement, la dégradation est que l’eau pour remonter là où elle était, cela ne se peut que dans une dépense d’énergie supplémentaire, qui ne sera pas égale à l’énergie déplacée, mais supérieure. Donc du fait qu’il n’y a pas de possibilité de refaire revenir l’eau là où elle était, sans une perte d’énergie, il y a dégradation globale à ce niveau-là ; c’est une loi physique. On peut parler d’un carburant brûlé, il se décompose, il est perdu, il est décomposé en force mécanique, en lumière, en chaleur, en combustion, en gaz, mais il ne sera pas possible de le recomposer, tous les atomes constituant ce carburant son difficilement recomposable (de nouveau associés), il faut attendre un temps considérable pour reproduire un carburant équivalent… et la dépense d’énergie se fera toujours dans une perte, dans une dégradation ; la dégradation s’accompagne donc d’une sophistication, car quand un constituant tel qu’un carburant qui est une forme relativement homogène, fragile, car combustible, étincelant très rapidement, mais ce constituant quand nous le désagrégeons à travers sa combustion, il perd toutes ses qualités et elles sont dispersées, récupérées à travers la chaleur produite et les forces mécaniques qui en ont profité ; tous ces phénomènes vont dans la réalisation d’objets complexes, car ce carburant aura fait marcher des machines qui vont fabriquer des structures et la fabrication, la conception de structures, quelle qu’elle soit, par quelqu’un, quel qu’il soit, se fera toujours dans un phénomène d’entropie, dans un phénomène de dégradation ; la dégradation est inhérente à la complexité, une complexité se fait en consommant de l’énergie qui se dégrade. Et bien prétentieux serait celui qui prétendra être au-delà de ces lois de la nature, nous sommes soumis à cette réalité, on ne peut faire autrement. Donc la dégradation d’énergie par entropie que nous suscitons à travers nos activités, si elle est trop grande, va obligatoirement créer un déséquilibre tel, que notre destruction pour reformer un équilibre quelque part s’avérera nécessaire, et je ne donne pas cher de notre peau ; nous ne durerons qu’un temps dans l’histoire de la vie ; le vivant humanoïde laissera la place à autre chose, on ne sait pas encore quoi, puisque nous n’y serons pas, mais c’est obligé, et cette évolution elle ne sera pas forcément gentille pour nous…

(Ajout électronisé du 2 août 2018 à 14h42)

Mais quid des bactéries qui sont censées nous domestiquer ou nous dominer ?
Mais elles ont la même problématique, elles n’ont pas la science infuse de tout savoir déjà, elles cherchent, explorent, et nous en sommes les instruments, seulement. Notre « inspiration » que nous nous vantons tant n’est que le fruit de l’élaboration de leur génie ou de leur échec. La bêtise d’un homme est aussi la bêtise des bactéries qui l’éduque, elles explorent, elles trouvent peut-être, tant mieux, ou non, c’est tant pis ; se tromper, faire des erreurs est inhérent à la vie… Et cette mouvance, cet appétit se réalise toujours au creux d’une dégradation, lente, mais certaine : une entropie inéluctable…