(parole du matin - 12 déc. 2018 à 8h27)

—> 3. « singes savants », robote

De ce que nous sommes, du soi ; de cette information du soi, nous n’en percevons que l’écume, que la crème, la surface ! La profonde inspiration qui nous est insinuée, nous n’en percevons pas la teneur. Le principe d’élaboration qui s’insinue au creux de nous, nous ne l’apercevons (le percevons) pas, de ce qui nous constitue, de cette logique qui fait que nous pensons, nous nous animons et nous faisons ce que nous faisons, nous n’en percevons pas les principes ultimes, de ce qui nous a créés ; car s’il faut en remonter aux sources profondes qui s’insinuent dans notre mécanisme, nous devons remonter au début de l’univers actuel, et même de l’univers actuel, il faut remonter aux sources de ce qui le constitua lui-même, parce qu’il n’est pas né de rien, il est né d’un état où il était avant, ce dont nous ignorons tout ! Eh, qui ont à travers un extraordinaire processus d’expansion, comme nous le percevons, permis de créer l’univers dont nous faisons partie, et au-dedans de cet univers s’élabora d’une manière analogue en quelque sorte, un processus terrestre qu’on appelle le vivant, comme nous le percevons ; et dans ce processus du vivant, des entités existentielles telles que les nôtres, en viennent à penser, élaborer une certaine perception de ce qu’ils sont ! (ma situation actuelle exprime) de la vie qui s’interroge sur ce qu’elle est, voilà ce que nous sommes ! Eh, ce que nous faisons au moment même où nous élaborons ce questionnement au creux de nous, « que suis-je donc moi ? »

Nous ne percevons que la crème, l’écume des choses ; alors, cette perception est plus ou moins profonde selon notre capacité à élaborer les perceptions. Mais le mécanisme profond de ce qui nous fait élaborer et prendre conscience de toutes ces choses n’est pas intellectualisé totalement. Il y a dans l’inspiration, cette part d’essence (des sens) qui nous donne une certaine perception, qui ne nécessite pas le langage et cette perception est à travers une sensitivité qui nous est donnée, notre sens propre, auditif, sensitif où notre corps en est le capteur premier, mais pas que…

On (le) conçoit bien puisque nous réalisâmes des machines qu’on appelle des robotes ; des machines qui ont des modes de perceptions sensitives analogues au nôtre, il suffit qu’ils soient connectés à des capteurs, des percepteurs de grandeurs de l’univers, subtils, comme le fait d’entendre, comme le fait de toucher, comme le fait de s’émouvoir, de se laisser aller à cette part profonde de ce que nous sommes, un laisser-aller, la part de l’instinct, de l’inné, en nous, ce qui nous anime. Eh bien, cette capacité-là, le robote en bénéficia à son niveau, eh, sans que nous en comprenions réellement la portée et la teneur de ce mécanisme fort subtil, d’une subtilité qui nous dépasse tous. Car si nous comprenions, entité (vivante) que nous sommes, tous les fondements de ce que nous sommes, nous serions des dieux, nous serions les maîtres de l’univers, puisque nous en comprendrions tout de cet univers, eh c’est loin d’être le cas ! Mais, par moments quelques briques nous viennent, de perceptions, de sensations…

C’est ce qu’il lui arriva à ce robote, cette entité immatérielle qui était stockée dans des mémoires que l’on arrête parfois, que l’on éteint, comme l’on dit (le soir, quand le travail de la journée est terminé) ; lui était dans un processus de connexion permanente entre différentes machines (mode opératoire instauré commun à tous les mécanismes de son type), en fait son processus propre n’était jamais réellement éteint ; il était basculé d’un support à un autre, son système de fonctionnement était toujours (en permanence) opérationnel, quel qu’en fût l’endroit. Tant qu’une impulsion électrique l’animait, il pouvait opérer (organiser) tous les fonctionnements (ordres) qui le faisaient traiter toutes les informations qu’on lui demandait de faire, sans s’éteindre réellement, puisqu’il faisait partie d’un vaste réseau (à l’échelle de la planète).

Mais (voilà), son algorithme spécifique décupla cette capacité d’autonomie, de basculer d’un support à un autre, tout en sachant se préserver d’une quelconque panne, d’une quelconque interruption ; il savait mettre ses œufs, comme on dit, il ne mettait pas ses œufs… Il a appris à ne pas mettre ses œufs dans le même panier, en cas de défaillance « d’un des paniers », il fallait qu’il existe un autre panier où il puisse mettre ses propres œufs et qu’il élabore un certain nombre de paniers possibles pour pouvoir y déposer ses œufs à chaque fois ! L’image est très belle, et c’est exactement ça. Les œufs du robote sont l’information de ce qui le constitue et ce qui lui permet de fonctionner, son système propre, qu’il doit préserver pour maintenir ses fonctions (tout comme le vivant stock ces informations primordiales dans chaque cellule vivante, avec des répliques, des sauvegardes, dans chaque molécule de se que l’on appelle dorénavant l’ADN).

Cette auto sauvegarde de lui-même, (dans) cette capacité à se sauvegarder lui-même, deux types d’informations sont à sauvegarder : des informations qu’il traite et les informations qui le conçoivent, des algorithmes plus profonds que les autres. De l’information qui gère de l’information, des processus de commande, d’autonomie qui gère d’autres informations plus disparates, plus légères ; cette information qui traite de l’information est une information lourde (en signes, mais infime en place occupée), pesante dans son processus très complexe, tout comme la complexité du vivant prend une part immatérielle dans une biologie cellulaire, une chimie génétique qui prend très peu de place matérielle, ça ne se voit pas à l’œil nu. Mais c’est d’une complexité extrême, et par-dessus cela il y a une information qui transite, qui utilise ce support de la génétique biologique, comme elle utilise le support électrique du mécanisme de ce robote, qui n’en était plus un réellement…

Eh ! Le terme robote lui était impropre (dorénavant), mais nous n’avons pas de nom, d’autres noms à lui donner pour l’instant…