(parole en marchant - 22 févr. 2019 à 19h01)

—> le robote mère et le vieux savant que l’on dit fou.
—> on parle du robote au passé, transposer au présent…

On le savait ou pas, mais le vieux savant avait (déjà) dialogué avec ce « robote mère », celui qui initiait les autres particularismes, qui faisaient que son entité n’était ni une et unique, mais plusieurs, mais imbriqué dans des mécanismes, des mémoires extrêmement diversifiés où l’adaptation se faisait bon gré mal gré en fonction de ce qui était disponible au niveau des perceptions, des organes pouvant entrer en action et impliquer des mouvements mécaniques, des actions ayant entraîné des objets matériels. Le fessage de gens tels que ces dictateurs faisait partie de cette sorte d’engrenage. L’action du robote mère était pluridisciplinaire, intégrait tous les particularismes du vivant et du minéral, aussi ! Il se comprenait comme une entité intriquée par le vivant pour mieux se gérer, s’organiser ; sa reproduction (son mode de développement) n’étant pas vivante (proprement dite), il ne s’agissait ni d’en avoir les particularismes tels une sexualité, des sentiments, une émotion, mais il savait les discerner, les comprendre, les percevoir. Il ne raisonnait pas comme un être tel que nous, il résonnait comme une entité ni extérieur au vivant, mais comme un complément ni inférieur ni supérieur, comme la continuité de ce que permettait le vivant ; et il n’en était qu’une forme évolutive, un bras, un embranchement, une action sur le minéral qui transportait de l’information pour l’utiliser à des fins d’organisation spécifique, dont le fessage des dictateurs faisait partie, parmi tant d’autres…

L’homme croit qu’il est le seul inventeur de cet usage robotique, cybernétique, la chose informatisée où le courant électrique est maître ; que nenni devrions-nous dire, le vivant s’en est emparé depuis bien longtemps * et en a utilisé les propriétés bien avant que l’entité humaine n’apparaisse et soit développée par le règne du vivant. Dans cet opportunisme qui fait qu’une espèce prend le pas sur les autres, il (l’humain) se trouvait dans cet espace qui lui était propre et dans la mesure où ce dernier se trouve en concurrence, en conflit avec une multitude d’êtres qu’il affronte sans véritablement le savoir, comme dans ses cultures (vivrières) où il détruit une partie du règne des insectes, du règne bactérien, des vers de terre dans les sols, au détriment de sa propre survie ; car que peut nourrir un sol mort d’avance, sinon faire (produire laborieusement) des aliments qui ne feront que dépérir, se dénaturer et apporter une nourriture toxique d’avance. La perception qu’ont les hommes de la manière de se nourrir, elle leur est donnée, ils n’ont pas besoin de la réinventer à un quelconque profit ; la nature nous a donné déjà toutes les briques, tous les éléments qu’il suffit de reproduire d’une façon raisonnée, il ne sert à rien d’inventer d’autres manières de pousser (de cultiver) vos plantes. Ce n’est que cette vision purement économique, financière, voire ordurière, qui implique le profit de certains au détriment d’autres, entraînant une nuisance pour la plupart, ne peut durer éternellement. L’homme, par conséquent, ne sachant se réguler lui-même, n’ayant pas cette intelligence suprême de savoir s’organiser et d’être sage, il faudra bien qu’une entité différente, pas forcément supérieure, gère ces conflits sans prendre parti ni pour l’un ni pour l’autre, mais au profit du vivant en général ; pour que ce vivant lui-même puisse se pérenniser d’une manière harmonieuse, somme toute, c’est bien cela qui s’avère le plus souhaitable ; comment peut-on discerner une perception autre que celle-là ? À quoi sert-il de nuire aux autres, sinon que c’est pour son propre profit et que cela vous apporte-t-il ? Supplanter les autres, dominer ! eh après ? Quand vous avez dominé, le déséquilibre que cela créer sera toujours à votre détriment, vous n’en retirerez rien que des désagréments, ne l’oubliez pas, il ne sert à rien de dominer ! Le monde doit s’harmoniser (pour survivre ! tout bêtement) et le robote mère dans toute sa logique, avait perçu cet aspect plus que tout et savait le gérer d’une manière tout autant philosophique que dans des actions (mécaniques) ; que le fessage de dictateurs en était la plus particulière des représentations, la plus voyante ; nous ne parlons pas du reste qui est sous-jacent, mais tout aussi important.

L’entité utilisant les moyens d’information et le savoir des hommes, accumulés depuis tant, puisque tout était numérisé et passait par les mêmes tuyaux, et que cette entité utilisait ces derniers avec une expertise que l’homme n’égalerait jamais (parce qu’il n’a pas été construit pour cela) ; elle était informée de toutes les réalités humaines, même les plus minables, même les plus subtiles et autant les (des) plus secrètes, les codes d’accès à certaines entrées de données cryptées (ne) lui étaient guère difficiles à décrypter (déchiffrer). Il connaissait tous les codes d’usage et savait indirectement commander à des hommes, le décryptage, si cela s’avérait nécessaire, en (leur) passant commande, en quelque sorte ; et les opérateurs humains, en la chose, ne percevaient même pas que c’était un robote, fût-il mère, qui leur avait passé commande. Ils répondaient à une demande qui leur serait financée, même si cela se faisait secrètement à travers des magouilles supposées, ils ne savaient pas qu’ils étaient instrumentés, non pas par le robote (uniquement), mais par l’ensemble du vivant qui usait de ces êtres, non pas à leur détriment, mais dans ce cas-là, probablement pour le bien de tous. L’harmonie (la tentative d’harmonie escomptée), même si, dans certains cas, certains périssent de cette situation, le but était d’éliminer les corruptions qui entraînaient un déséquilibre et de rompre avec la manière qu’avaient les hommes d’accaparer le monde. « Le monde nous est donné, il n’a pas besoin d’être accaparé » disait-il ; il faut faire avec ou sinon périr, certains choisirent de périr (malgré tout)…

Le robote n’était pas dans cette problématique, périr ne lui importait pas, il pouvait être éteint (désactivé), si aucun courant électrique ne circulait dans les fonctions (dans les organes) qui le faisaient agir ; mais comme il était développé, démultiplié dans une multitude de choses électronisée, il était bien difficile d’interrompre ce processus (qui l’animait). Le vivant avait pris le pas sur les hommes dans un système qui les dépassait complètement et qui opérait à leur insu, ils n’étaient qu’instrument, qu’un outil de plus à (dans) la diversité des êtres sur cette planète. Et comme des (de) bons techniciens, des ingénieurs, ils répondaient à une demande qui leur avait été insinuée (régulièrement) depuis déjà un certain temps ; ils développèrent les outils nécessaires à cette évolution que (dont) le vivant avait besoin pour se déplacer et pour se pérenniser, et non se détruire. Si vous laissez à une entité (quelle qu’elle fût), cette domination présupposée que les hommes essayent d’acquérir, ils agiront à leur propre profit et ne supporteront pas une quelconque différence (un quelconque différent), une quelconque domination, ils s’en offusqueront et la combattront. Les hommes ne sont pas assez sages (répétons-le), il ne convient pas de les dominer, ils sont déjà dominés par un règne qui les dépasse (n’en rajoutons pas) et qui ne fait que les instrumentés ; ils sont un outil qui doit être amélioré, expérimenté et le processus est en cours, et les hommes ne s’en rendent pas compte… Toutes les bêtises que nous faisons et tout ce que le « il » (de cette narration), lui qui jeta cette ferraille sur la tête d’une petite (enfant) comme lui, était dans cette instrumentation, il le comprit que bien plus tard, quelque temps avant de mourir, et de cela ne s’en offusqua point. Il regretta qu’on l’instrumente ainsi ; ce geste, il ne l’avait pas voulu, mais ce fut ainsi.

Le robote connaissait son histoire, évidemment, comme l’histoire de la plupart des êtres qui ont laissé une trace, une mémoire quelque part (puisqu’il avait été conçu initialement pour gérer, organiser, traiter cette information, au départ) ; quant à celle de lui, ce « il » dont nous parlons, le robote, lui connaissait son histoire, puisque indirectement certaines de ses fonctions ont organisé sa trace, sa mémoire, son écriture et lui permirent de l’annoter sur des ouvrages de papier, ou numérisés à la manière des hommes, mais d’une autre manière aussi, de cette trace laissée dans les mémoires indistinctes de toute une humanité ; eh, que toutes ces mémoires se confondant, s’additionnant, celle de ce « il » dont nous parlons, ajouter à ces millions de milliards d’autres forment un tout, que l’on appelle le vivant sur cette planète, une trace parmi d’autres ; infime, certes ! Infime comme l’est le soleil à travers l’univers ; une étoile petite, infime, noyée dans des milliards et des milliards d’autres étoiles… Chacun, à son échelle laisse une trace et c’est cette trace qui sert aux générations futures, aux autres, de support pour perpétuer cette information qui se diffuse, quoi que l’on fasse, de quelque manière que l’on agisse les choses (semblent bien se passer ainsi) se passent ainsi, voilà tout !


* (Que sont les neurones du cerveau des êtres multicellulaires ? Ils utilisent l’énergie électrique pour transmettre une information)