(texte manuscrit - mi 2017)

spirale

Imaginez cette montée possible, vers un crime inexorable, à force d’une exaspération dans les imprévus d’une journée maudite. Cela commença par le chassé-croisé d’une mouche désagréable, le matin à l’ouverture des portes et des fenêtres pour l’aérage des dedans, elle put s’enfuir à force d’être poursuivie, puis ce fut le bruit des tontes herbeuses si déplorées et accomplies par le genre humain en quête d’un herbage ras (le fameux gazon des logis entretenus). Autre chant abominable, le cri du machin à appeler les gens loin, celui-là sonne pour vous vendre un délice de la bêtise, des assurances pour vos vies dont vous vous balancez complètement ; et puis « rien à foutre » de la durée exceptionnelle de cette promotion ! Ajoutez-y la pénible invasion, dans vos messageries électronisées, de courriels désireux de vous fournir des opportunités commerciales dérisoires et inutiles, déjà là, vous voudriez bien que cela cesse ! Mais la montée de l’ulcère fatidique n’a pas encore atteint son paroxysme, vous vous trouvez bien patient tout de même ; c’est à ce moment qu’on vous accoste inopinément pour un paraphe sur le tract d’une revendication dont vous méconnaissez tout, vous dites « je ne signe jamais dans l’ignorance ! » Vous provoquez la désolation de votre interlocuteur pressé, vous, vous êtes apaisé, vous souhaitez prendre votre temps, la journée s’annonce belle ! Puis votre voisin, celui qui rase les herbes, a fini sa tâche, et dépose ses coupures de plantes près de votre fenêtre là où cela ne le gêne guère, la raison ne sévit pas dans son esprit, il brûle aussitôt sa tonte, pour vous enfumer un vent vicieux, c’est voulu, s’en mêle et s’envoie chez vous et vous parfume insidieusement. Jusque-là, tout irait encore bien, si ce n’est une panne de courant électrique qui immobilise tous vos travaux électronisés où séjourne nécessairement l’outil de ma fabrique, ce robote ordonnateur, il réclame son lot d’énergie, etc., etc.

(ajouter d’autres évènement jusqu’à un paroxisme)

Au bout de ce jour-là, le dernier qui vous interpelle, quel qu’il soit, si sa demande vous importune autant, c’est qu’il risque de devenir la victime d’un plus que probable meurtre ; un martyr imprévu et malchanceux, à l’inverse de cette mouche du matin qui en réchappa, en cause, toute cette technologie invasive qui vous déleste à chaque fois d’un peu de votre liberté chérie. La recherche du silence représente une arme, le détachement et les déserts un reposement pour votre âme, une pratique dorénavant nécessaire pour éviter quelques vents de folie passagère !

D’ailleurs toute la question de ces propos réside dans l’apport d’un peu plus de nuances, dans ses élaborations ; avec l’âge, cela viendra !

Les mains noires toutes raides du boulot,
qu’on nettoie avec de l’eau un soir,
pour se changer et se rendre beau ;
les mains roides tenant des grelots !